02-04-2008

Permalink Pays: Australie

La suite des photos

Juste pour le plaisir

02-04-2008

Permalink Pays: Australie

Apres deux mois sur la lune

7.30 Au garage

Le rituel matinal : Alex roule sa cigarette

“Hey Anna how are you ? ready ? You want a coffee ?”

Goran arrive. Discussion sur les aléas de la mine : y a des traces mais pas encore de millions. Et le ventillateur qu’est cassé. Et si on creusait dans une autre direction ? Faut réparer la fuite dans la tunneling machine mais no worries pour l’instant ca tiens…

8.00

“Hey partner you’re ready”

“Sure”

“Let’s go”

On prend la route le vieil Alex et moi, dans sa ute dont les rétros ne montrent que le sol.

8.20

“Bon . Ok I need a cigarette, you drive.”

Changement de pilote me voila au volant, mes pieds touchant a peine les pédales.

“Ok now you pout ze forss. I said NOW GoGoGo”

“Hey there’s a crest I’ll go but after”

“Bon. Don’t worry about ze crest I tell you GO pout ze forss bloody hell”

“I’m not worry about the crest I’m worry about my life and yours cause you don’t want to wear the damn seat bell”

“Don’t worry about ze life you’re wiz me nothing can happen GO”

Alors je go. Depuis samedi j’aide Alex a la mine, son fils étant descendu a Adélaïde prendre l’air de la ville. Enfin quand je dis j’aide, je regarde et j’obéis, il est dur de faire autrement avec Alex (« no worries »), qui a prés de 70 ans, à l’habitude de tout faire tout seul et compte bien continuer encore 30 ans. Même pour porter les ventilateurs de 50 kilos.

“It’s gout to have a driver he ? “

Moi je réponds pas, concentrée sur la route de gravillon, trous, etc...Morte de trouille en faite mais voulant pas le montrer.

J’apprends le travail de mineur, qui en ce moment est surtout celui de mécano, et il m’apprend a conduire. On parle projet, qu’est ce qu’on ferai si on trouvait un joli coquillage arc en ciel. En 20 ans sous terre et dans la poussière il perdu son boulot d’ingénieur au brésil, sa maison, sa femme, mais pas son espoir. Pis en attendant les « chips » qu’on trouve c’est toujours du « tucker monney » Je reçois les conseils et l’expérience en échange d’un peu de présence et d’aide.

Et me fait engueuler parce que je mange pas assez de fruit

“Bon fruit iz gout. You have to eat fruit. Its healthy. My son it’s the same. Always chocolate, cookies, no fruit. Bon chocolate iz gout tou but you have to eat fruit bloody hell. You have to take care every thing is gout if you have ze health bloody hell.”

Niveau Opal Inn, j’alterne les semaines de 45h et celles de 15. Marre des promesses a deux balles, marre de devoir prier pour faire des heures, alors je laisse aller. Ca m’arrange quand même d’avoir du temps pour l’opale plutôt que pour les alcooliques. Même s’ils sont sympa (après tout ils m’en offrent aussi de l’opale, en plus des demandes en mariages) mon intérêt n’est pas derrière le bar à bosser pour des tauliers qui me prennent pour une gamine et qui croient que je vais avaler toutes leurs débilités.

En attendant je fais des projets : apprendre le métier de tailleuse d’opale et ouvrir un business la dedans, entrer en partenariat avec Alex « no worries », passer le permis voiture (au fait je viens d’avoir mon code, une faute seulement), acheter une moto, enfin ! Ou tout lâcher le mois prochain et prendre la route pour Perth… Ou aller en Nouvelles Calédonie en novembre ? Ou en Nouvelles Zélande ? Ou ou ou……….

Cote général, on devait changer d’heure ce week end mais le gouvernement à changer d’avis et c’est reporte au 6. L’hiver arrive, les pulls sortent du placard on est descendu a 25 puis remonte a 30. Y a pas que le gouvernement qui change d’avis.

Ah oui, j’ai passer un peu plus de temps a jouer les touristes et pris pas mal de photos ces dernières semaines donc a vous d’en profiter et de jouir des beautés de Coober Pedy.

13-03-2008

Permalink Pays: Australie

Comme un poisson dans l'eau

Comme un poisson dans l’eau je nage au milieu de ces collines poivre et sel.

Glissant sur leurs flancs colorés, me cachant dans leurs grottes mystérieuses, slalomant entre les arbres, roches et algues. Le sourire à l’ envers non pas de tristesse mais d’admiration, de respect devant ce lieu serein où l’esprit se perd loin des tracas de la ville.

Au fait ca fait combien de temps que je ne suis pas vu une ville, une vraie ?

Il y a 70 millions d’années il y avait la mer. Et il n’est pas difficile de s’y sentir poisson. Imaginer une époque où il faisait plus frais. Le calme, le silence de la nature, un horizon infini… Ces rivières ou l’eau ne coule plus. Ces arbres solitaires perchés au milieu du ciel…

Il y a 70 millions d’année il y avait la mer. Maintenant c’est une immense surface rocheuse qui sert de terrain de jeu aux Gallahs, serpents, dingos et autres créatures du désert. Du blanc du gris des rouges dans toutes leurs variations. Et le silence de la nature, le vide qui remplit les yeux, la paix.

Le téléphone sonne interrompant ma rêverie.

“-Hi Anna Joey is sick can you come tonight?

-What time? -5.30

Je jette un coup d’œil à l’horloge de la voiture : 3pm

-I’ll be there. »

Depuis quand Telstra fonctionne dans le desert ? Mystères de l’électronique.

En raccrochant je regarde de nouveau l’heure, sur mon portable cette fois. L’est pas 3h du tout, mais une heure de plus. L'électronique encore...

Mon neurone se met en fonction rapidement (on appel ca la réactivité il parait) : je pensais avoir 2h devant moi, je n’ai qu’une heure et demi pour rentrer (une demi heure de route), sortir mon linge de la machine à laver et le sécher,  prendre une douche, manger et aller au boulot (20 minutes à pied). Comme d’hab le retour à la réalité est rude, mais tout est rude dans le bush.

Je regarde une dernière fois ce qu’ils appellent les Breakaway, va savoir pourquoi. Puis mon pilote du jour : « Let’s go » .

Apres tout il fait 40 degrés, la seule eau qui couvre ma peau est celle de ma sueur et si je reste plus longtemps, c’est pas des écailles qui va me pousser mais des plaques rouges de brulures… M’en fout je reviendrais…Ca ne fait que la deuxième fois cette semaine.

01-03-2008

Permalink Pays: Australie

Coober un mois apres

La vie a Coober Pedy ?

Par ou commencer ? Certainement pas par le début !

Ca fait un mois que j’ai ré atterri dans cette ville lunaire au milieu d’un espace intersidéral composé de poussière et de mouches.

Il est dit que la capitale mondiale de l’opale offre de nombreuses attractions. C’est vrai. Je ne parlerai pas de la fameuse maison troglodyte de Crocodile Harry : tous les guides en parlent et je n’ai pas été visité. Je ne parlerai pas non plus de l’unique Golf Club, unique parce que l’herbe ni pousse pas : je n’ai jamais aime le golf. Je ne parlerai pas non plus de l’Old Timer Mine que tous les touristes vont visiter : ca fait 4 fois que je viens a Coober Pedy et 4 fois que je visite des mines en activité. Entendez par la des mines ou des mecs s’évertuent à casser des cailloux sur des machines réparées a coup de morceaux de scotch, dans l’espoir un jour de faire fortune en trouvant LA grosse opale.

Non je veux parler des vraies attractions de Coober Pedy, celles qui font que me voila de retour même si je me demande toujours pourquoi je suis revenue.

Parmi celles-ci :

=>Les locaux. Ces (je me site) « mecs s’évertuent à casser des cailloux sur des machines réparées a coup de morceaux de scotch, dans l’espoir un jour de faire fortune en trouvant LA grosse opale. » Ces mecs qui comment moi sont arrivés ici pour passer des vacances. C’était il y a 36 ans. Marrant ca ils sont tous arrivés à la même époque. Une époque ou les machines n’existaient pas mais l’opale tapissait ton chemin. Ah mais ils l’ont trouve l’opale. Ils ont fait fortune. Mais la roue de la fortune tourne et redescend, alors ils continuent dans l’espoir qu’elle remonte un jour. Français, Grecs, Roumains, Croates, chacun y va de son Broken English pour te raconter ses espoirs. Y en a même qui réussissent après quelques verres à avouer : ils sont ici parce que à 70 ans il est dur de quitter les vieilles habitudes. Et leur habitude à eux c’est creuser et rêver.

=>Les engins. Un vrai cimetière de science fiction. Partout des vieilles bagnoles déglinguées. Des blowers (aspirateurs géants montés sur camions pour aspirer la poussière issue du creusage dans les mines) rouilles et sans moteurs. Des morceaux de pneu, de moteur, de chaine. Des véhicules qui semblent avoir appartenus aux dinosaures. Et qui sont toujours en fonctionnement !!! Enfin presque. Bien souvent il faut un camion pour en remorquer un autre : la machine fonctionne mais pas le moteur.

=>Le drive-in. Je l’adore. Peut être parce que même en Australie ils commencent à les fermer. Peut être parce qu’il me rappelle la scène de « Priscillia queen of the desert ». Peut être parce qu’avoir un peu de cinéma dans cette terre sans imagination c’est tellement irréel que j’aime. Le hic et j’y reviendrai plus tard c’est qu’il y a qu’un film toutes les 2 semaines. Et que c’est le samedi.

=>L’opale. Parce que faut pas se leurrer : c’est pour ca que tout le monde viens a Coober Pedy. Un morceau de caillou plein de couleur.

Ok ceci étant mis au point qu’est ce que JE fais REELLEMENT a Coober ? J’y étais venu pour la mine of course. Mais of course rien ne se passe jamais comme prévu. Je me souviens de quelqu’un qui m’a dis un jour « si ta vie se déroulerai comme tu veux tu te ferai chier et tu passerai ton temps a te plaindre » Faudra que j’essaye un jour quand même. Quoique… Si je fais ca Murphy ne pourrai plus faire valoir sa loi…

Bref je vis dans le dugout de Justin, tout comme l’année dernière. Au moins ca me donne une adresse et un téléphone fixe et une température inférieure a 24 degrés quand la porte est fermée.

Niveau mine c’est pas ca du tout. Alex bosse avec son fils, Goran attend sa nana, moi du coup personne pour bosser avec. La richesse n’est pas encore la. Me reste le nettoyage des opales quand ces messieurs en auront trouvé…

Du coup j’en profite pour mettre de l’ordre dans les papiers de Justin, ayant un an de retard sur sa comptabilité. Secrétaire, une bordélique comme moi ? C’est le coté obscure de la force…

Outre ca, je travaille depuis deux semaines dans un des pubs locaux, l’Opal Inn.

Ah oui à Coober tout les noms sont Opal, miner ou underground quelque chose. Y a même un Underground Hair dresser qui n’est absolument pas sous terre mais ca fait mieux, et un Underground Cafe qui est fermé depuis 2004.

Bref je suis barmaid à l’Opal Inn. On m’avait promis 36 heures par semaines. Mais Murphy me suivant comme une ombre, j’en fais moins. Beaucoup moins.

Le premier soir JE suis devenue l’attraction locale. Le retour du tuviensdouquestcequetufaisla… J’ai été présentée à toute la ville.

-Hi scuse me you’re new here ? What’s your name

-Anna. Your’s ?

-Jimmy. Nice to meet you

-Yeah Jimmy of course

Tout le monde s’appelle Jimmy à Coober. Ca vient de Dimitrios. Invasion grecque il y a une trentaine d’année quand une des familles a trouvé une méga richesse et a invite tout le pays a la partagé. Range tes cours de japonais mémère et ressort ceux de la langue d’Hercule.

Le deuxième soir ils étaient tous amoureux de moi. Deux invitations à dîner, une demande en mariage…L’Happy Hour fait des ravages et heureusement ne dure que deux heures. J’ai aussi hérité d’un pilier de bar : Jimmy (le jeune), qui peut passer des heures à me dire qu’il me comprend tout à fait et que j’ai complètement raison. Avant même que je n’ai ouvert la bouche. Très fort. D’un autre cote il y a tellement de monde dans cette ville que y a certains soirs c’est le seul client. C’est dingue comme certaines heures sont plus longues que d’autre…

La semaine d’après ils m’ont fait bosser au Lounge Bar au lieu du pub. Même taf. Mais beaucoup beaucoup moins de clients. Ah si y a Jimmy, qui a la gentillesse de venir me tenir une compagnie qui pourrait très bien se tenir toute seule. Et mon fan club de petit vieux qui m’aime mais l’Happy Hour c’est next door. Et le vieux Jimmy (un autre) qui vient juste de rentrer de Thailand ou il a acheter une femme et que c’est dommage si j’avais été là deux semaines plus tôt c’est nous qu’on se serai marier en Thailand.

Mes collègues ca va. J’apprends a écouté celles qui se plaignent que personne ne les aime et que tout le monde et tellement stupide, ne pas déranger celles qui sont au téléphone, ni les mecs en contemplation devant l’art en mouvement.

Mes patrons ? Un couple charmant. Gary n’a peur que d’une chose : s’il me fait bosser plus je vais gagner plus et donc partir plus vite. Ce à quoi je réponds que ca dépend si il signe mon sponsorship je pourrais bien rester 1 an ou 2 de plus… Affaire à suivre

(oui je me souviens d’un certain ami binoclard qui disait que j’allais tomber amoureuse de ce pays et vouloir y rester. Oui je me souviens avoir répondu jamais de la vie. Oui je reconnais avoir mentit)

Quoi d’autre ? Le ménage. Je bosse aussi pour Kate, la femme de Gary qui s’occupe de l’hôtel. Programme : faire les lits et nettoyer les chambres. J’apprends à faire des lits d’hôpitaux tellement jolis et bien fait que pour rentrer dedans faut le vouloir et être dote d’une force spéciale.

22 $ / heure, j’espère bientôt avoir assez d’heure pour me faire assez de thune…pour enfin acheter ma moto. Parce que CA ca me manque. Plus que les potes, le saucisson et le camembert qui coule. C’est mon objectif fixé et indéfixable : je ne quitte pas Coober sans moto. Mais du coup plus le temps pour le drive in.

Le bilan donc un mois et deux mouches avalées après ?

Plein de projet.

J’ai enfin découvert pourquoi fallait pas mettre le doigt dans le nez : ca passe pas, y a trop de poussière. Du coup j’ai réappris à respirer par la bouche la main devant pour éviter la poussière et les mouches d’entrer.

Me suis remise au sport (enfin ca c’est la théorie et c’était valable les deux premières semaines dans la pratique quand je ne bosse pas mon corps se retrouve incompréhensiblement allonge devant la télé, la main sur la zappeuse).

Je passe pas mal de temps à essayer de vendre mes photos sur le net.

Je me suis remise a la cuisine, fabriquant moi même les aliments de base qui sont hors de prix dans le désert : yaourt, pain et compote de pomme. 

Autre découverte : y a pas de carambars en Australie. Ca c’est con.

30-01-2008

Permalink Pays: Australie

La fin des vacances, le debut d'une autre vie

D'abord les nouvelles admisinistratives : mon visa a ete enfin accorde. Me voila autorisée a travailler et vivre sur le territoire jusqu'au 18 novembre 2008 et je sens que c'est deja demain. Ensuite j'avais demander le remboursement de mes taxes (1000 $ que j'attendais avec impatience). Ben la reponse aussi m'attendais avec impatience, mais a Brisbane : 314 $ a payer avant le 27 nov 2007. Suis legerement en retard. Et tres énervee. Mais j'ai reussi a avoir un delai de 15 jours.

Départ de Melbourne samedi matin. Me suis acheter un trolley tout neuf pour allonger mon sac a dos. C'est que l'histoire du stop ca m'a bien pourris le dos et la cheville. Mal partout. Départ donc en train jusqu'a Bendigo. Sans mes lunettes de soleil. Sans mon adapatateur universel. Mais avec un nouveau compagnion de route : un laptop Acer Travelmate. Lourd mais qui a alleger mon compte en banque de 500 $. Ca compense. Bendigo je loupe presque l'arret (me suis endormis) Heureusement mes voisins me reveillent, je débarque et attends le bus pour Adélaïde. Arrivée le soir je suis accueillie dans la banlieue nord par Phil et Hugh, deux gars d'hospitalityclub (encore) qui me recoivent comme une reine (que j'ai été dans une de mes vies précédentes) et me donnent plein de trucs sur ce "gros village" qu'est Adelaide. C'est la que je m'apercoit que mon super chapeau australien a disparu. Ca ca fait chier. Dois y avoir un trou noir qui me suis a la trace et me vole tout ce que je n'est pas sous les yeux.

Le lendemain apres un petit déjeuner copieux, Phil me fabrique un adaptateur maison et, mon plan de route pour la journée (que évidemment je ne réaliserai jamais mais que je m'evertue de faire) en poche, je laisse les hommes aller a la salle de sport et m'élance vaillement sur la route qui méne en ville. Destination : le port puis les fameuses collines.

Sauf qu'en route j'appelle Manny qui est a Adelaide mais qui repart bientot pour Sydney et donc on se retrouve pour un dernier verre en ville. C'est que le jeune homme etait descendu de Sydney pour trouver du taf et n'en ayant pas trouver a Melbourne est venu tenter sa chance a Adelaide. Sauf que vous en connaissez beaucoup vous des employeurs qui recrutent un week end ? Surtout pendant la fete nationale ? Du coup le monsieur ben il est fauché et retour a la case départ sans plus attendre. Bizarre ca ca me rappelle quelqu'un...

Je laisse mon compagnon de route prendre son vol et me dirige enfin vers le port. Appel Victor, le méchano de Coober Pedy, qui me rejoins la bas et me fait visiter le coin en parlant du bon vieux temps et des changements depuis mon depart de Coober. J'en profite pour lui annoncer la nouvelle : mon retour prochain dans la poussiere, cette fois comme employée. A ben oui ca j'avais oublier de le dire : Justin m'a proposer du boulot. Le probleme c'est que Justin est injoignable...

Le soir rentrée chez mes hotes, un splendide repas m'attends, suivit d'un spectacle de magie et de chant. Excellent. Je reserve mon vol pour le desert, en esperent que le boulot tiens toujours parce que c'est les derniers cents qu'il me reste.
M'en fout serai riche dans quelques jours. Je crois. Peut etre. De toute facon j'ai rien a y perdre, non ? Heu si 217 $. Ben oui mais c'est ca d'avoir pas retenue la lecon et de passer encore une fois par une agence de voyage, banane !

Lundi , jour national "australian day" (en fait c'etait samedi mais tout est fermée le lundi pour que les fonctionnaires puissent avoir leur jour férié quand meme. Non les autraliens sont pas des feignants, ils aiment faire la fete c'est tout.). Je quitte mes hotes pour aller dans le premier backpacker venu en ville, un hotel assez crados mais tenu par des gens sympas et pas cher. Suis logée dans une chambre de 8 ou on n'est que deux, la classe.

Je pose mes affaires et saute dans le bus pour Mount Baker, un village dans les collines dont j'avais beaucoup entendu parler. Pas terrible je fais demi tour pour celui d'avant : Hahndorf un village allemand. Une fois de plus decue : les choses, plus tu en parles moins elles ont d'interet.

Retour a Adelaide pour une soiree pepere. Toujours personne au dugout. Je deballe mon sac et retrouve mon adaptateur. Mais pas mon chapeau.

Mardi journée shopping. J'aime pas ca mais faut se preparer a quelques mois dans le desert. Creme solaire, shampoing, je claque mes derniers ronds dans l'indispensable et le superflue. M'en fout dans une semaine suis riche. Je retrouve Victor pour un troc : je lui donne mon superflu a ramener quand il revient en echange d'un commutateur pour le generateur : ca y es cette fois suis dans le bain. Lui fait part de mon inquietude : pas de news de mon patron est-ce bon . Et si j'avais pas de boulot et si Justin avait changer d'avis et si il etait pas la et si et si... Il me conseille d'appeler Alex, mon papounet adoptif, ce que je fais, tombe sur le fiston qui me dis que pas de probleme ils viennent me chercher a l'aeroport, Justin n'est pas la mais ils ont les clefs pour moi. C'est pas beau la vie ?

Le soir j'ai finalement un coup de fil de Justin qui arrive sur Adelaide. On va boire un verre ensemble. Il sera pas la pour un moment because prospecting ailleurs mais pas de probleme je peux rester au dugout et il va me trouver quelque chose a faire.

Par la meme occasion il m'apprend que l'avion pour Coober est tout petit et qu'on a le droit qu'a 15kg. Zut je pense depasser legerement beaucoup la limite. C'est bien la peine de faire le plein si faut le vider avant de partir !!!

Today jour T ou D whatever comme ils disent ici. Je check out du backpacker, on me rend 10 $ de caution que je n'est pas verser vais pas me plaindre. Je retrouve Justin pour le petit dej' et il m'emmenent a l'aeroport. J'en profite pour lui laisser ma tente dont je n'aurai pas besoin. Ca passe juste. Effectivement il est tout petit l'avion.

12.15 Coober Pedy. La chaleur m'accueille. Puis les mouches. Enfin Alex. Contente de voir mon Dad apres tout ce temps. Fais la rencontre du fiston, sympa. Me mettent au parfum des nouveautés. Pour la premiere fois depuis 6 mois je me sens chez moi. Alex a beau avoir 72 ans il perd pas la tete : je veux bosser me faut un permi, autant aller le chercher tout de suite. Ce qui est dis est fait, on va au bureau des mines signer les papiers. 54 $ plus loin me voici mineuse officielle. Reste plus qu'a commencer, mais par ou ? Par finir mon verre de vin, parce qu'il est hors de question que je parte le verre vide : on est dans le desert, il faut boire. Le respect des anciens oblige, pas le choix que ne m'executer. Il fait 47 degrés et la tempete s'annonce... Vendredi le vrai boulot commence. En attendant relaxation dans le dugout.

Précédente - 1 - 2 - 3 ... 10 - 11 - 12 - Suivante

Kilhal

Note: 4,2/5 - 15 vote(s).

Dans ce carnet

Pays visité(s)

Liens

Connection

Newsletter / Suivi

Syndiquez ce blog XML

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)